« Ne planaras pas la Duranda
Tu ne nivèras pas la Durande »
(Se dit d’un homme qui a plus de prétentions que de mérite)
« Femme du Puy, homme de Lyon
Font bonne maison »
Le sonneur de Beaulieu , lorsqu’il sonne ses cloches n’entend pas celles de Malrevers...
D'après Paul Le Blanc – Blason Populaire de la France – H. Gaodoe et Paul Sébillot, Paris, Librairie L. Cerf – 1884 -
Gilbert Conche - « Légendes & Diableries de Haute-Loire » – Collection Histoire en France
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Instruire les petits enfants, veiller et soigner les malades, secourir les pauvres, ensevelir les morts, ramener ceux qui ne priaient pas ou se haïssait, soulager, conseiller, enseigner sur « le carreau », c'est-à-dire le métier de la dentelle, qu’elle inculquait aux jeunes filles ; voilà une idée du rôle que remplissait « La Béate » autrefois.
Le ministère de la charité était sa véritable fonction dans nos pays de montagne .
Le noviciat des demoiselles de l’instruction, autrement dit des Béates, fut fondé....
D’après Abbé Julien Lespinasse – Chroniques du Brivadois – Un peu d’histoire locale – Edition « Almanach de Brioude » - 1965
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Lorsqu’il pleuvait, où que le froid sévissait, le forgeron Cadet de la Cagousse rassemblait dans sa forge la moitié du village. Là, journal parlé, chacun racontait son anecdote et vous pouvez croire qu’il s’en disait de toutes les couleurs. Cadet n’était pas le dernier ; pour en raconter une il ne redoutait personne.
Le tisserand, le pauvre Jean de l’Echeveau, dont la femme s’était enfuie avec le bouvier du Baron, fut durant trois semaines l’objet des conversations et on le présenta de telle façon que l’on aurait cru qu’il fut le seul à porter des cornes...
D’après « Les Contes du Brivadois » de Touana Bartan (Antoine Bertrand) - Editions René Borel à Brioude – 1934 – Traduction Albert Massebeuf.
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Un beau jour d’Août, au cimetière, d’Echandelys-la-Coquette. Les criquets et les sauterelles crissent et entre les tombes mal désherbées les épilobes balancent leurs mauves quenouilles.
Mais , qui pioche là-bas avec frénésie ? Ce n’est pas le père Tourette, le fossoyeur : on voit à sa façon que celui-là n’en a pas l’habitude. La petite croix de fonte s’incline et menace de tomber au fond de la fosse. Sur le sable jaune et frais qu’il vient de rejeter au dehors, l’homme entasse à mesure que ses doigts les découvrent, les os dépouillées d’un squelette...
D’après Marie L. Pomel « Les filles de Ladoux » Editions Watel à Brioude (1971)
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La Marguerite Frimousse avait épousé le Jacques Labranche, un brave garçon, menuisier de profession, et bedeau, sans mauvaises intentions, elle était mignonne et le savait, elle était gouailleuse et le montrait ; si par hasard, il y avait un éclat de rire dans la rue, sûr, elle y était pour quelques chose.
Son menuisier et le charron « Mets’zy en » étaient très amis, ils avaient fait leur service militaire ensemble et toujours l’un avec l’autre. Comme on dit, les amis de nos amis sont nos amis, «le « Mets’zy en » n’omettait pas de faire plaisir à la Marguerite ...
D’après « Les Contes du Brivadois » de Touana Bartan (Antoine Bertrand) - Editions René Borel à Brioude – 1934 – Traduction Albert Massebeuf.
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Dans le bois de la Griseyre, à quelques enjambées du village de Pigeyres (canton de Pradelles), se trouve un énorme bloc de granit, déposé en ce lieu, dit la légende par Saint Maurice le Légionnaire, thébain et l’ennemi juré des difformités physiques susceptibles de ravir quelques sujets au dieu des armées.
Or, dans le pays, les pieds-bots étaient nombreux.
La croyance populaire prête au rocher de Saint Maurice la vertu miraculeuse ...
D’après V. Merle - « Légendes & Diableries de Haute-Loire » – Collection Histoire en France
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Marcel ne fut pas évêque du Velay ; on ignore même à quelle province il appartenait. Passant un jour près d’Anis1, il sentit le besoin de prendre quelques instants de repos. Il avait fait un long voyage et il était épuisé de fatigue...
1Au début de l’ère chrétienne, de ce qui est aujourd’hui la ville du Puy, bien peu de choses existaient. Il y avait dans la vallée une rivière, appelée maintenant La Borne, surplombée par deux rochers : le roc Corneille, formant le Mont Anis et le roc d’Aiguilhe. À leurs pieds, quelques maisons constituaient la petite cité d’Anicium.
D’après Ulysse Rouchon , Contes et Légendes de la Haute-Loire – Crépin-Leblond éditeur à Moulins (1947)
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